Budget 2019

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Un budget stable et réaliste pour 2019

Compte administratif 2018 en PDF 

Budget primitif 2019 en PDF

(sources : dossier grand angle – cé l’info n°80 – janvier 2019)

Le vote du budget un moment important dans la vie d’une collectivité a rappelé, le maire, Jean-Paul Pavillon, lors de la présentation du budget au conseil municipal. En 2019, les impôts n’augmenteront pas, les subventions seront maintenues et les investissements resteront
pragmatiques.

// UN BUDGET STABLE AUX CONTOURS REDÉFINIS

C’est un budget stable et conforme au débat d’orientations budgétaires qui a été présenté lors du conseil municipal du 20 décembre. « Nous maîtrisons les dépenses en maintenant la qualité des services », a soutenu le maire, Jean-Paul Pavillon. Après Rives d’Arts en 2018, les budgets annexes camping, spectacles et Athlétis ont été intégrés au budget principal (BP). « Cela amène plus de simplicité de gestion pour les services et apporte une vision globale sur l’activité », assurent Jacqueline Bréchet, adjointe aux finances et à l’administration générale et Myriam Pasquette, directrice générale adjointe chargée des ressources.
Côté contexte, les dotations de l’État devraient rester constantes. « C’est tout du moins comme cela que les choses ont été présentées dans la Loi de Finances », précisent élue et responsable soulignant que « les besoins de l’État ne devraient pas venir au détriment des collectivités territoriales ».

// LE FONCTIONNEMENT

Les dépenses et recettes, qui s’établissent à 11,3 M€ et 13,1 M€, sont en augmentation entre 2018 et 2019 du fait de l’intégration des budgets annexes. «Les charges de personnel sont comparables d’une année sur l’autre, puisqu’elles étaient intégralement prises en compte dans le budget principal», relève Myriam Pasquette. Pour 2019, ces dernières s’établissent ainsi au même ratio que l’an passé pour atteindre 6,9 M€. « Nous comptons désormais deux apprenties dans nos services, à la comptabilité et à la vie associative, et le recrutement d’un troisième alternant est envisagé en 2019, à la direction des services techniques », ajoute cependant Jacqueline Bréchet.
Côté charges à caractère général, c’est-à-dire « tout ce qui permet aux services de fonctionner », on note trois points de plus (22,6 %) qu’en 2018, car là, les données jusqu’alors intégrées aux budgets annexes ont rejoint le budget primitif (charges d’eau, d’électricité, ou de maintenance d’Athlétis, et les achats de spectacles et la programmation des Traver’Cé musicales). Les autres charges, notamment les indemnités des élus, sont en baisse du fait du nombre réduit d’adjoints depuis l’élection au poste de maire de Jean-Paul Pavillon.

// PAS DE HAUSSE DES IMPÔTS !

Réduire la dette en maintenant les investissements et en ne touchant pas aux taux des impôts locaux, c’est la ligne directrice de la municipalité depuis onze ans maintenant et elle se confirmera en 2019, puisque la fiscalité locale n’augmentera pas. « Si on compare avec les communes de notre strate, nos taux communaux sont parmi les plus bas », ont rappelé Jacqueline Bréchet et Myriam Pasquette en justifiant la fiscalité raisonnée du territoire. « Cela demande un vrai effort de gestion pour dégager des recettes car les dotations de l’État n’augmentent pas ! », ont-elles insisté. Les recettes fiscales pour l’année 2019 atteignent 6,2 M€. Les taux s’établissent à 13,93 % pour l’habitation ; 24,50 % pour le foncier bâti et 48,07 % pour le foncier non bâti.

 

 

 

L’investissement 2019 s’établit à 3,8 ME avec trois gros postes de dépenses :
– La voirie, une compétence en partie déléguée à Angers Loire Métropole mais qui figure toutefois dans le budget principal, avec la fin des travaux de l’esplanade Claude-Gendron (510 000 €) ou la création du giratoire Mignon et la redistribution de la circulation à l’entrée de la ville (100 000 €).
– Le sport, avec la réfection de la toiture d’Athlétis (430 000 € pour une première tranche), mais aussi la création de nouvelles aires de jeux, l’installation d’agrès de fitness et d’un city stade dans le quartier de Pouillé (175 000 €). La réfection du fond de bassin de la baignade municipale (150 000 €) est également prévue pour 2019.
– Enfin les opérations liées aux bâtiments font apparaître la poursuite de la mise en accessibilité des établissements communaux (à hauteur de 110 000 €), la rénovation de trois salles municipales : Houtin, Guillebotte et Emstal (54 200 E), ou l’installation, à Rive d’Arts, d’une vitrine au coeur du forum Canelle. Objectif : exposer les créations des artistes résidents.

// DES SUBVENTIONS ET DES PARTICIPATIONS MAINTENUES

La somme est stable : 1,2 M€ d’aides financières seront allouées en 2019 aux associations, au CCAS, à l’école de musique, aux écoles privées, au fond de concours pour l’éclairage public… En ce qui concerne les associations, la subvention tient désormais compte des aides de personnel ou en matériels reçues, mais aussi du nombre de licenciés pour les clubs sportifs, « en augmentation de 8% », a indiqué Jean-Paul Pavillon justifiant en partie cet engouement par la qualité de infrastructures proposées sur le territoire. « Mais toutes les associations ne nous sollicitent pas car certaines ont une trésorerie suffisante », a signalé Jacqueline Bréchet avant d’ajouter : « la Ville examine également toutes les demandes de subventions exceptionnelles dans le cadre d’un événement particulier ». L’enveloppe de 379 000 € versée au centre communal d’action sociale est aussi maintenue.

// LE DÉSENDETTEMENT SE CONFIRME

La Ville affiche à nouveau un léger désendettement, moins 70 000 €. Au 1er janvier 2020, l’encours de la dette devrait ainsi s’établir à 14,2 M€. Côté emprunts, la commune présente une valeur identique à celle de 2017 (il n’y a pas eu d’emprunt en 2018), soit 800 000 €. « Nous n’empruntons que lorsque nous avons besoin.
Nous puisons d’abord dans nos réserves. C’est un choix qui n’est pas fait par toutes les collectivités mais que nous assumons. Nous devons avoir suffisamment de trésorerie, mais pas de bas de laine », reprend la directrice adjointe qui suit régulièrement l’évolution des taux d’intérêts. Le niveau d’épargne, quant à lui, se maintient grâce aux démarches d’optimisation des moyens entreprises depuis plusieurs années. Il atteint 1,8 M€.